Vache rousse qui fait face à l'écran, dans un champ.
Environnement, Mode de vie

Débuter 2021 en mangeant moins de viande – Partie 2: Comment?

L’année 2020 nous aura appris une chose avec certitude : l’homme a un grand impact sur les changements climatiques, mais a également le pouvoir de les renverser s’il le souhaite. La pandémie aura permis de le mettre en lumière. Le ralentissement de l’activité humaine pendant que toute la planète retenait son souffle nous a permis d’observer des phénomènes que nous n’avions pas observé depuis des lustres. En raison de son grand impact environnemental, l’élevage du bétail est l’un des secteurs dans lequel nous pourrions faire de petites améliorations pour produire des effets tangibles. Sans arrêter complètement de manger de la viande, une diminution de sa consommation peut produire à grande échelle des résultats bien plus grands que ce que nous pourrions imaginer.

Dans un précédent article, nous avons discuté des raisons pour lesquelles diminuer sa consommation de viande serait judicieux pour donner un coup de main à la planète. Celui d’aujourd’hui propose des solutions concrètes et des pistes à suivre pour y arriver de façon progressive.

Comment réduire sa consommation de produits carnés

Diminuer ses portions de viande

Tel que nous en avons discuté dans l’article précédent, nous avons tendance à consommer trop de viande au quotidien. Afin de déterminer notre apport optimal, il faut d’abord définir la quantité de protéines à ingérer selon nos besoins. À titre de rappel, nous devrions consommer quotidiennement 0,8 gramme (g) de protéines par kilogramme (kg) de poids corporel, et un peu plus si nous pratiquons une activité physique intense. Cet apport supplémentaire vise à soutenir les muscles et les tissus dans leur processus de création et de régénération. Toutefois, les viandes ne sont pas composées à 100% de protéines et elles ne renferment pas toute la même quantité. À titre d’exemple, 75g de bœuf haché extra-maigre contient 23g de protéines, 75g de poitrine de poulet sans peau en contient 25g et 75g de porc haché maigre fournit 19g de protéines (Source: Valeur nutritive de quelques aliments usuels, Santé Canada). Avec notre apport optimal en tête ainsi que ces données, déterminer la quantité totale à manger dans une journée est plus facile.

Manger moins de repas à base de viande par semaine

Pratiquer le «lundi vert», ou n’importe quel jour de la semaine

Afin de combler nos besoins en protéines, notre premier réflexe est souvent de nous tourner vers la viande. Cela est très compréhensible, car c’est une façon de faire qui est ancrée dans notre culture et dans nos habitudes. Nos parents et nos grands-parents en mangeaient à chaque repas, ou presque, et c’est ce qui nous a été inculqué. Il faut savoir qu’une multitude d’autres aliments sont une source non négligeable de protéines. À titre d’exemple, un (1) œuf contient 6g de protéines, 36g (¼ tasse) d’amandes en contient 8g et 150g de tofu fournit 21g de protéines (Source: Valeur nutritive de quelques aliments usuels, Santé Canada). En éliminant la viande un jour par semaine, ou même un repas par jour, il ne faut donc pas craindre de manquer de protéines au bout du compte. La campagne française «lundi vert» l’a démontré, l’intégration d’une journée par semaine sans en manger, ni de poisson, a un effet environnemental bien plus grand que nous pourrions l’imaginer.

Incorporer des recettes végétariennes à son alimentation

Afin de réussir avec brio le point précédent, l’addition de recettes végétariennes à son menu est une stratégie à envisager. Celles-ci ont souvent été pensées dans le but de fournir suffisamment de protéines et apportent de la nouveauté et de la couleur à notre alimentation. sPersonnellement, je trouve que les recettes sans viande sont bien plus savoureuses, car on compense l’absence de gras animal, vecteur de saveur, par l’ajout d’herbes et d’épices en abondance. Voici quelques-unes de mes sources de recettes végétariennes préférées:

  • Le livre Soupers végé en 5 ingrédients 5 minutes des éditions Pratico-Pratiques, pour des recettes rapides, faciles et avec peu d’ingrédients. Leur site Web regorge aussi d’idées de repas végétariens.
  • Mon préféré et ma référence en cuisine, Ricardo, propose aussi une sélection impressionnante de recettes végétariennes. Son tofu Général Tao est vraiment délicieux, très simple à réaliser et donc parfait pour débuter.
  • Les recettes végétaliennes de Loounie Cuisine, sur son blogue et sur Instagram. Sa recette de tofu magique est sans contredit la plus populaire et pourrait faire succomber le plus récalcitrant des carnivores. 😉
  • La cuisine de Jean-Philippe, sur son blogue et sur YouTube. Son livre La cuisine de Jean-Philippe – Ses 100 meilleures recettes véganes est vraiment génial, surtout la recette de tofu au beurre… En plus, Jean-Philippe est très drôle à écouter!
  • Alice Esmeralda et son alimentation végétalienne, sur son blogue et sur YouTube. Son livre Vegan ainsi que son livre numérique Sauce it up! sont aussi une mine d’or de recettes délicieuses.

Choisir des viandes ayant un moins grand impact environnemental

Les viandes n’ont pas toutes le même impact environnemental. Débutons avec une comparaison très simple pour vous aider à visualiser l’occupation des terres pour l’élevage d’un animal en particulier. Puisqu’un bœuf, un porc et un poulet n’occupent pas le même espace physique, la superficie nécessaire pour élever un même nombre de bêtes ne sera pas le même. Il faudra donc plus de terrain pour élever 10 bœufs que 10 poulets. Aussi, sachez que l’élevage bovin occupe 50 fois plus de terres que la culture du riz, des patates ou du blé. Comme les bovins sont des animaux qui ruminent, ils sont aussi de grands producteurs de gaz à effet de serre (GES), loin devant les porcs et les poulets. En choisissant le poulet au lieu du bœuf, selon l’endroit où vous vivez, on parle d’une réduction pouvant aller jusqu’à 80% des émissions. Malgré l’importance de la viande rouge dans notre culture, une réduction de la quantité consommée de ¼ ou de ½ ou un remplacement pour des espèces moins polluantes pourrait donc avoir un impact majeur. Ces informations proviennent du documentaire Before the flood, dont la version complète est disponible sur YouTube.

En plus de diminuer l’impact environnemental de votre alimentation, la réduction de votre consommation de viande vous amènera également à faire des économies. En effet, plusieurs aliments qui sont une bonne source de protéines (légumineuses, noix, œufs, tofu, protéine végétale texturée, etc.) coûtent moins cher à l’achat, et combleront tout de même vos besoins. Une pierre, deux coups! Alors, êtes-vous prêts à faire un pas dans la bonne direction?

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