Personne assise en tailleur et encerclée de pile de vêtements.
Mode de vie

Quand printemps rime avec désencombrement

Quand le printemps arrive, le soleil commence à se faire plus présent, le fond de l’air se réchauffe, les oiseaux reviennent… Le retour des températures plus clémentes me donne irrémédiablement envie de faire de la place pour la nouveauté, de faire du ménage dans mes placards et de mettre de l’ordre dans ma vie. Depuis que j’ai entamé mon processus de «minimalisme», j’ai remarqué, à ma grande surprise, que le fait d’avoir moins de vêtements me donne l’impression d’en avoir plus. En posséder moins m’offre une meilleure vision de ma garde-robe, une clarté bonifiée sur ce que j’ai, et donc l’impression d’avoir plus de possibilités au moment de choisir quoi porter. Malgré ce que l’on pourrait penser, choisir de ne conserver que les morceaux qui nous plaisent vraiment, qui nous inspirent, facilite grandement le choix d’ensembles.

Vous avez probablement remarqué que j’ai mis le mot minimalisme entre guillemets, car celui-ci peut prendre plusieurs formes. En effet, chaque personne le définit à sa façon et le met en pratique à un niveau qui lui est propre. Pour ma part, lorsqu’il est question de vêtements, le minimalisme consiste à ne garder que ce que j’aime réellement, ce que j’ai vraiment envie de porter, ce qui me fait sentir bien et en confiance. Je ne m’impose pas de règles particulières ou ne vise pas un nombre maximal de morceaux à conserver, mais je suis attentive au ressenti que j’ai par rapport à ma garde-robe. Lorsque j’ai besoin de faire de la place ou que je me sens prête à dire au revoir à quelques morceaux, j’ai l’impression qu’un nuage noir plane au-dessus de ma tête tant que ce n’est pas fait.

Quand vient le moment de faire le tri dans mes vêtements, particulièrement au printemps et à l’automne, certaines questions m’accompagnent dans ce processus:

  • Ce morceau est-il encore à ma taille?

S’il est trop petit, le temps est probablement venu de lui dire au revoir. S’il est trop grand, existe-t-il un moyen d’y remédier? Ai-je réellement envie d’investir du temps ou de l’argent pour le réparer ou le faire réparer?

  • Est-ce que je suis confortable dans ce morceau?

Avec le temps, j’ai réalisé que la vie est beaucoup trop courte pour porter des vêtements inconfortables, pour s’infliger ce genre de «souffrance» inutile. Quel est l’intérêt de passer une journée entière à se sentir étouffer par ses propres jeans? Soyez sans pitié.

  • Ai-je porté ce morceau dans les derniers mois?

Ai-je eu envie de le porter ou est-ce que je l’ai laissé faire son chemin jusqu’au fond du tiroir? Ai-je tendance à passer par-dessus lorsque vient le temps de choisir un ensemble? Si c’est le cas, pourquoi s’obstiner à le garder si l’envie de le porter n’y est plus.

  • Ce morceau est-il versatile?

Peut-il se porter de plusieurs manières/dans différents contextes (habillé, décontracté, été comme hiver, etc.) ou seulement d’une façon précise? Un morceau difficile à assortir diminue ses chances d’être repêché quand vient le temps de s’habiller le matin, surtout lorsque les minutes sont comptées.

Mon cheminement vers un mode de vie plus minimaliste m’a aussi appris à ne conserver que les «types» de vêtements que j’ai vraiment du plaisir à porter. Par exemple, pourquoi avoir plusieurs modèles de jupes si l’idée de mettre des collants vous donne des sueurs froides? Dans la même lignée, il peut être pertinent de se questionner sur les vêtements que nous avons réellement l’occasion de porter, en fonction de notre mode de vie. Quel est l’intérêt de s’encombrer de cinq ou six vestons alors que nous n’en portons qu’une ou deux fois dans l’année? Selon moi, il suffit de trouver un équilibre entre ce que l’on aime porter, ce que l’on a envie de porter, et ce que notre mode de vie nous permet de porter. Enfiler des vêtements qui nous plaisent et nous font sentir bien ne fera que décupler notre confiance en nous, et le reste suivra.

Une fois le ménage du printemps terminé, que faire avec les morceaux que l’on souhaite se départir afin qu’ils puissent faire plaisir à quelqu’un d’autre?

  • Faire un don à un organisme de votre secteur.

Je suis persuadée qu’il y a un organisme à but non lucratif près de chez vous qui se fera un plaisir de recueillir vos dons afin de pouvoir continuer à redonner à la communauté. Pour ma part, à Québec et à Montréal, mon organisme de prédilection est la YWCA, dont j’ai déjà parlé dans cet article. La Société Saint-Vincent de Paul est également présente à travers le Canada.

  • Les donner à un membre de votre famille.

Ma cousine est toujours heureuse de recevoir mes sacs de vêtements à donner, tout comme j’étais ravie lorsque ma cousine plus âgée faisait de même. Il y a probablement une personne dans votre entourage qui se ferait une joie de recevoir les morceaux qui ne vous plaisent plus.

En plus de favoriser l’achat de morceaux seconde main, vous accumulerez aussi quelques dollars pour vos prochaines acquisitions. Mon amie et YouTubeuse Andréanne Maman Grano a d’ailleurs fait une vidéo très intéressante sur cette plateforme de vente et d’achat de vêtements d’occasion.

Mon dernier conseil serait de ne pas tarder à vous débarrasser des vêtements qui n’ont pas résisté au ménage du printemps. Plus longtemps ils seront sous vos yeux, plus les chances seront grandes que vous reveniez sur vos décisions. Je vous promets que le sentiment de légèreté après avoir donné au suivant est incroyable et vous encouragera à poursuivre sur votre lancée, un morceau à la fois.

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