Plusieurs pièces de casse-tête blanches, sur un fond blanc.
Général, Mode de vie

L’allégorie du casse-tête

Dans un article précédent, je vous parlais de mon penchant à me laisser inspirer par les citations et les histoires qui transmettent de belles leçons de vie. Je suis également une personne très attentive aux signes envoyés par l’univers et j’avoue que j’ai tendance à les interpréter de façon à en décoder des messages. L’important est l’apprentissage que l’on en tire, right? Alors que je faisais du casse-tête avec mon petit frère pendant les vacances, plusieurs analogies et parallèles à faire avec la vie me sont apparus. Je souhaitais donc partager avec vous ces quelques leçons fort instructives. Aujourd’hui, je vous présente donc l’allégorie du casse-tête, une interprétation libre de mes apprentissages faits pendant cette activité typique du temps des fêtes.

Allégorie, nom féminin

Expression d’une idée par une métaphore (image, tableau, etc.) animée et continuée par un développement (Larousse).

Les pièces doivent s’emboîter parfaitement

Lorsqu’une pièce de casse-tête ne s’emboîte pas naturellement dans une autre, sans effort, il ne faut pas la forcer. Si ça ne fonctionne pas du premier coup, c’est que ce n’est pas nécessairement le bon morceau qui doit s’y rattacher. Selon moi, le même principe s’applique pour les relations. Un lien amical ou amoureux entre deux personnes ne devrait pas être compliqué et demander qu’on y mette beaucoup d’efforts. Tout devrait se dérouler de façon naturelle et couler de source, sans avoir à forcer quoi que ce soit. Je ne dis pas que l’on devrait éviter à tout prix les compromis, mais il faut éviter de s’éreinter à faire fonctionner quelque chose qui ne semble pas vouloir. Gardez en tête que, parmi les milliers de morceaux d’un casse-tête, il y en a forcément un qui s’emboîtera à la perfection…

Casse-tête blanc ayant une pièce manquant, sur fond jaune.
Photo de Ann H provenant de Pexels

Il faut parfois changer de perspective

Avez-vous déjà remarqué que, quand vous cherchez une pièce en particulier pour combler un vide, il suffit parfois de changer d’angle ou de point d’observation pour mettre la main dessus? Le parallèle s’impose de lui-même lorsque nous cherchons une solution à un problème. Pendant le processus de résolution, il arrive que nous n’arrivions plus à le voir de façon objective, car nous sommes trop «près du mur». Prendre un peu de distance et changer de perspective permet de s’élever en hauteur et d’avoir un point de vue différent sur la situation. Ce phénomène s’appelle le recadrage, un concept que j’ai appris pendant mon microprogramme en gestion de projets. Il s’agit de placer le même événement dans un cadre d’observation différent, ce qui nous amène à le voir d’une autre façon. Dans le futur, lorsque vous ferez face à un problème qui vous semble sans issu (ou que vous serez en quête d’une pièce de casse-tête manquante!), faites l’exercice de changer de perspective afin de vous ouvrir d’autres horizons.

Savoir décomposer une tâche en étapes

En général, le commencement d’un casse-tête est une étape un peu impressionnante… Devant l’ampleur de la tâche qui nous attend, on ne sait pas toujours à quoi s’attaquer en premier. First thing first, tracer le contour, afin de délimiter le «projet». Ensuite, procéder section par section, en rassemblant les morceaux de la même couleur et du même motif. Et voilà que le casse-tête est achevé avant même d’avoir pu le réaliser. Pourquoi ne pas faire de même avec un projet qui nous effraie? Délimitons-le puis fractionnons-le en plus petits constituants afin de rendre le tout plus digeste et moins imposant. C’est un concept que j’avais déjà abordé dans l’allégorie de l’éléphant, imageant le fait que l’on peut arriver à en manger un, une bouchée à la fois. Il faut parfois éviter de penser au projet dans son ensemble, car il nous parait alors insurmontable et la panique nous gagne. En prenant le temps de le décomposer en tâches ou en groupes de tâches, il suffit ensuite de suivre le plan et de réaliser chacune d’elle de façon séquentielle.

L’importance du chemin

«Le bonheur n’est pas une destination à atteindre, mais une façon de voyager.»

Margaret Lee Runbeck

Ce proverbe illustre à merveille la dernière leçon de cette allégorie. Faire un casse-tête, c’est l’occasion d’être en pleine conscience, de passer du temps en famille, de déconnecter à 100% et de se vider la tête, d’avoir des discussions ou des réflexions profondes, etc. On consacre de longues heures à essayer de reconstituer l’image, à agencer les morceaux, à essayer de trouver la pièce manquante… Et lorsqu’on place la dernière, on observe le résultat quelques secondes, puis on remet les morceaux dans la boîte jusqu’à la prochaine fois. En fin de compte, nous aurons passé plus de temps à composer l’image finale qu’à en profiter. Ce que j’essaie de démontrer, c’est que les moments «en chemin» sont ce qui compte le plus et qu’il faut profiter du processus, sans attendre seulement le résultat. Le temps que nous avons passé à le créer et les moments partagés ont plus de valeur que la finalité elle-même. En randonnée comme en conception de casse-tête, nous passons plus de temps à créer le panorama qu’à l’observer une fois rendus au bout.  

J’espère encore une fois que vous appréciez ce genre d’article à saveur de réflexion et d’inspiration, puisées à partir de petits épisodes de la vie. Et vous, y a-t-il une allégorie qui guide votre vie et vous aimeriez partager avec nous?

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