Pour la deuxième fois sur le blogue, c’est avec grand plaisir que j’accueille une collaboratrice ponctuelle: Érica Gaudet.
Ces temps-ci, je réfléchis beaucoup à ce que je veux, ce que je ne veux plus, ce que j’aime dans mes jobs et ce que j’aime moins. Je n’ai jamais vraiment eu de jobs que je n’aimais pas, je me suis toujours organisée pour faire des choses que j’aime, mais est-ce que j’ai déjà eu une job qui comblait réellement tout ce que j’aime et ce dont j’ai besoin en même temps ? Je ne sais pas… Et peut-être que ce n’est juste pas réaliste parce que mes intérêts sont variés et que faire plusieurs choses en même temps sera toujours la solution idéale pour moi, mais comment conjuguer tout ça, là est la question.
J’ai envie de jaser avec des gens. J’ai envie d’être utile. J’aime faire en sorte que les choses aillent bien. J’ai aussi envie d’être une wannabe influenceuse, de parler de ce que j’aime et de ce que je fais. J’ai envie de bouger, de prendre l’air, mais plus tant que ça de travailler dehors, ou en tout cas pas tant que ça de travailler physiquement. J’ai envie d’avoir une raison de m’habiller cute, de me maquiller, de prendre soin de moi. J’ai le goût de parler de moi, mais surtout de parler avec des gens. J’ai envie qu’on vienne me voir pour mon expertise. Qu’on se dise « Je sais qu’Érica elle peut nous aider là-dedans ; c’est elle qu’il nous faut ». Je n’ai plus envie d’être celle qu’on utilise pour tout, mais qu’on n’apprécie pas réellement. Je n’ai plus envie de sentir que moi ou n’importe qui d’autre c’est la même chose.
En même temps je n’ai pas spécialement envie de me sentir irremplaçable ou obligatoire. Ça me ferait probablement sentir coincée. Mais j’ai envie de sentir que je contribue réellement. Que ça fait une différence que je sois là. Mais pas que les choses s’écroulent sans moi. En fait, j’ai envie de contribuer à bâtir des choses solides qui fonctionnent sans moi. De mettre en place des choses et de ne pas être nécessaire à leur application dans le day-to-day. Je veux observer, réfléchir, innover, ajuster, mais pas être nécessaire au fonctionnement ensuite. J’aime être en soutien, être reculée et avoir une vision d’ensemble de ce qui se passe. Pouvoir régler les problèmes avant même qu’on se rende compte que ça va être un problème.
Et c’est hyper contradictoire ou challengeant parce que je sens que j’ai bien fait ma job quand les choses roulent sans moi, mais en même temps j’ai besoin de me sentir utile et reconnue. Et souvent, ce qui se passe, c’est que j’ai l’impression que ce que je fais est invisible pour les autres parce que ça fait « juste » bien aller .. En réalité, j’ai peut-être juste besoin de trouver un environnement où c’est une force reconnue ?

Érica, 34 ans, Madelinienne installée en ville, mais toujours un peu sur le bord de l’eau. J’ai longtemps eu l’impression de passer mon temps à chercher ce que je voulais faire. En réalité, je développais les compétences nécessaires à la personne que je voulais devenir. Je jase d’alignement, de bien-être, d’estime de soi et de création d’une vie qui te donne plus d’énergie qu’elle ne t’en prend.
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