Avec le coût de la vie qui ne cesse d’augmenter dans plusieurs sections du budget des ménages, il faut parfois mettre sa créativité à l’œuvre afin de générer des économies là où c’est possible. Autant pour l’aspect environnemental que le côté économique, l’univers du seconde main a beaucoup à offrir si l’on se donne la peine d’en explorer toutes les possibilités. Avec l’avènement du fast fashion et de ses 36 collections par année (voire beaucoup plus…) et la consommation qui ne ralentit pas, il y a déjà beaucoup d’objets en circulation sur notre planète à bout de souffle. Je vous ai déjà beaucoup parlé de mon amour pour les friperies afin de me procurer des morceaux uniques, à bons prix et souvent en excellent état. Aujourd’hui, j’ai envie de partager avec vous toutes les autres ressources que j’utilise pour me procurer des vêtements à bas prix. Cap sur mes secrets afin de dénicher des morceaux uniques et à bon prix, voire gratuits, et me constituer une petite cagnotte pour m’en procurer d’autres… et le cycle continue!
Les friperies
Je ne m’éterniserai pas sur le point des friperies, car si vous êtes un lecteur assidu, vous savez déjà que je suis une «thrifteuse» aguerrie qui n’en est pas à sa première visite dans ce genre d’établissements.
Boutiques physiques
Ça fait déjà quelques années que j’ai troqué le magasinage au centre commercial contre la recherche de pépites en friperies, sauf lorsque je cherche un morceau très spécifique ou technique. En plus d’être une option économique et écologique, c’est aussi un moment aux nombreuses vertus thérapeutiques pour moi. C’est la raison pour laquelle mon blogue regorge d’articles visant à vous faire découvrir celles du Québec. Puisqu’on y retrouve une grande quantité de morceaux au même endroit, c’est la méthode la plus fructueuse pour faire des trouvailles selon moi. J’aime aussi pouvoir essayer les morceaux, car vous savez comme moi qu’il y a autant de chartes de grandeur que de compagnie de vêtements. Voici donc les suggestions de friperies «physiques» qui se retrouvent déjà sur le blogue:
–Tournée des friperies à Québec + mon top 3
–Ma tournée des friperies à Québec – partie 2
–Découvrez avec moi 5 nouvelles friperies à Québec
–Mes friperies préférées au Saguenay–Lac-Saint-Jean + 𝑙𝑜𝑜𝑘𝑏𝑜𝑜𝑘
–Mes 10 trouvailles de friperie favorites
–Mes 5 friperies préférées à Rimouski
–Découvrir Montréal en 4 friperies
–Trois friperies à découvrir sur la Côte-Nord
Vêtements en consigne
Dans le même ordre d’idée que la suggestion précédente, certaines friperies fonctionnent selon un système de consigne. On peut donc s’attendre à une meilleure qualité de vêtements, mais aussi à des prix plus élevés (tout en restant sous le prix de leurs équivalents neufs). Tant qu’à aller magasiner, apportez quelques morceaux et ceux qui trouveront preneur seront convertis en crédits à dépenser en boutique ou en argent comptant. Dans la ville de Québec, je pense notamment à la Friperie Cap-Rouge, à la Friperie Mode à Saint-Augustin-de-Desmaures et à l’Espace boutique Prêt-à-[RE]porter.
Friperies en ligne
Dans le même ordre d’idée que la suggestion précédente, il est aussi possible de magasiner des vêtements seconde main sans sortir de chez soi. En effet, il y a de plus en plus de friperies en ligne qui voient le jour, et certains particuliers vont même jusqu’à créer une page Instagram secondaire afin de vendre leurs pépites.
Les outils de petites annonces
On peut utiliser les outils de petites annonces pour vendre ou acheter des vêtements à bas prix, et ils sont de plus en plus nombreux avec la montée en popularité du seconde main. J’aime particulièrement l’outil de vente de Facebook, communément appelé Marketplace, en raison de son efficacité venant du fait qu’une grande partie de la population fréquente ce réseau social. Kijiji et LesPAC sont aussi des sites de petites annonces classées, mais j’ai l’impression qu’ils ont perdu en popularité, et donc en efficacité, depuis l’avènement de Marketplace. Il existe aussi des applications spécifiquement destinées aux vêtements et accessoires comme Bon Magasinage, Vinted (qui n’est malheureusement plus offert au Canada) et Depop. Afin de surfer sur la vague, plusieurs compagnies se sont lancées dans l’arène en créant une section Seconde Main sur leur site Web, par exemple Womance, Sail et H&M.
Les échanges de vêtements
Avec un verre de vin ou un café, un contre un, who wears it best… À vous de déterminer le concept qui conviendra à votre groupe d’amis ou de connaissances. Chacun apporte les morceaux dont il souhaite se départir et part à la chasse au trésor parmi ceux des autres. Il existe aussi des groupes Facebook afin de favoriser les échanges ou l’organisation de ce type d’événements entre voisins. Certains commerces proposent des concepts similaires, comme Entre Nous Écochange à Québec ou le Shwap Club à Montréal. La Troc Société, une compagnie de Québec, propose un mélange des deux: on dépose nos vêtements et ceux qui sont acceptés se convertissent en crédits échangeables lors de l’événement mensuel d’échange de vêtements.
Les dons de vêtements
Plusieurs villes ou quartiers possèdent leur groupe Facebook «Buy Nothing» ou «As-tu ça toi?», un endroit virtuel où il est possible de donner ou d’acquérir des objets sans débourser un sou. Dans le mien, il y a actuellement une valise contenant des vêtements pour femmes qui circule dans le voisinage. Lorsque celle-ci est en notre possession, on peut prendre les morceaux qui nous plaisent et en ajouter d’autres, avant de passer à la suivante. Le même concept existe pour les livres, et je trouve que c’est une initiative géniale.
Les marchés aux puces, ventes de garage et autres événements
Les marchés aux puces, ventes de garage et autres événements du genre sont des mines d’or de trouvailles potentielles à bas prix, mais aussi pour y vendre quelques vieilleries. À Québec, par exemple, on peut louer une table au Marché Jean-Talon pour environ 40-60$ pour le weekend. Pendant la saison estivale, les ventes de garage sont aussi un excellent moyen de vendre quelques babioles tout en profitant du beau temps. Informez-vous à savoir s’il y a un weekend privilégié dans votre quartier/secteur pour vous assurer d’avoir un maximum de visiteurs. Les marchés publics ou rassemblements de voisins offrent aussi parfois la possibilité d’y louer une table pour quelques dizaines de dollars.
Comme vous pouvez le constater, il existe une multitude de façons de se constituer une garde-robe à bas prix, sans jamais sacrifier le style ou le budget. Il suffit de s’armer d’un peu de patience et d’un œil de lynx et vos efforts seront récompensés lorsque vous mettrez la main sur une pépite! Si ce genre d’initiatives n’existent pas déjà dans votre entourage, rien ne vous empêche d’en être l’organisateur… Be the change you want to see in the world.



Bonjour Sophie, merci pour ce billet très complet! Il y a beaucoup de friperies maintenant à Québec et je me demande comment une petite friperie de quartier fait rouler son inventaire? Est-ce qu’elle se fie sur les dons uniquement ou est-ce qu’il est possible qu’une friperie magasine aussi elle-même ailleurs, en achetant des vêtements dans une autre friperie ou sur Marketplace? J’exclus Cap-Rouge qui fait du consignement ou les grosses friperies très connues qui doivent toujours avoir assez de dons comme Village des Valeurs, SSVP, Renaissance, YWCA, Emmaus…
Bonjour Mari-Jo,
Tout d’abord, merci de m’avoir lu et pour ton commentaire. 🙂 Je ne connais pas la situation de toutes les friperies, mais je vais y aller au meilleur de mes connaissances. Je suis sur le CA d’une friperie (OBNL), alors nous suivons beaucoup ce qui se passe dans le milieu.
Je dirais que la plupart, si ce n’est la majorité, des friperies OBNL et organismes de charité vendent seulement sur la base de ce qu’il reçoive en dons. C’est pourquoi l’inventaire est parfois plus ou moins abondant, fonction des saisons et aussi de la population environnante qui alimente le tout. Les friperies un peu plus « haut de gamme » ou « sélect » vont plus avoir tendance à acheter des morceaux, des lots ou à prendre des vêtements en consignation, puisque leur inventaire est trié sur le volet. La plupart des morceaux en boutique sont choisis avec soin, respectent les dernières tendances et vont avoir un prix plus élevé pour toutes ces raisons.
Le SSVP, la YWCA et Emmaus ne manquent pas de dons (en règle générale), car ce sont des organismes qui sont présents depuis de nombreuses années et souvent les premiers noms qui nous viennent en tête lorsque vient le temps de donner nos vêtements. Renaissance (OBNL) et le Village des Valeurs (organisme à but lucratif) bénéficient de leur grandeur, du fait qu’ils reçoivent une importante quantité de dons et qu’ils peuvent les faire transiger d’un établissement à l’autre selon les besoins.
Donc je dirais que globalement, cela dépendant de la vocation de la friperie en question (organisme avec ou sans but lucratif, organisme de charité, etc.), de son « standing » et de son échelle.
J’espère que ça répond relativement bien à ta question! Comme tu peux le constater, c’est un sujet qui m’intéresse beaucoup et dont je pourrais parler pendant des heures 😛